Glossaire et petit guide

 

Les différentes périodes :



 

Lexiques :

 

Anneaux de bélière : Anneaux, généralement ronds et mobiles, fixés aux bracelets ou à la chape par des pitons percés. Deux courroies, appelées bélières, relient ces anneaux au ceinturon.

 

Armes blanches : Nom générique s’opposant à armes à feu. L’arme blanche est toujours composée d’une lame et sa monture, ou alors d’un « fer » assujetti à une hampe.

 

Armes d’hast : (du latin lance) Arme blanche composée d’une hampe et d’un fer plus ou moins large et long et plus ou moins symétrique par rapport à son axe.

 

Arrête : Nervure médiane séparant les deux tranchants ou les pans creux d’une lame.

 

Attelles : Bandes de métal, de deux à trois centimètres de large, prolongeant la douille pour les armes d’hast et s’incrustant dans la hampe sur trente à quatre-vingt-dix centimètres de longueur. Elles sont au nombre de deux, de part et d’autre de la hampe et rivées entre elles à travers le bois. Se dit parfois pour désigner les deux lattes de bois servant d’armature à certains fourreaux de sabres.

 

Bouterolle : Garniture métallique couvrant la partie inférieure du fourreau. La bouterolle est terminée, soit par un dard, soit par un bouton en olive. Pour certaines armes de hussard, la bouterolle est suffisamment longue pour qu’y soit rivé le piton du second anneau de bélière.

 

Bouton de rivure : Ou « goutte de suif ». Petite pièce métallique en demi-olive, ou losangée, faisant partie de la monture, s’ajustant sur la calotte et recevant la rivure de la soie. Dans le cas d’une monture à pommeau, il s’agit de la partie supérieure dudit pommeau séparée par une gorge, plus ou moins ornée, de la partie principale. Dans les deux cas, le bouton de rivure remplit la même fonction.

 

Branches : Branches de garde ou de « pas d’âne », branches de garde simples ou multiples. Partie de la garde qui relie le ou les pontets au pommeau, ou au plateau de la calotte. Elles se terminent, pour les armes françaises, par un crochet qui s’insère dans le pommeau ou la calotte. Elles sont dites, dans ce cas : « branches principales ». Elles sont dites « branches secondaires » si elles relient le plateau ou les pontets à une branche principale ou si elles relient deux autres branches. Plus ou moins galbées, leur section est plus souvent circulaire ou ovoïde. Certaines armes ont des branches en métal plat. Dans ce cas, elle ont deux à trois centimètres de largeur.

 

Calotte : Partie supérieure de la monture qui recouvre la fusée et reçoit le bouton de rivure de la soie. La calotte reçoit également, dans sa partie antérieure, le crochet de la branche principale de la garde. Elle est prolongée, dans sa partie postérieure, par la queue de calotte qui est courte ou longue. Dans ce dernier cas, elle recouvre complètement le dos de la fusée et s’engage, à son extrémité, dans la virole de garde.

 

Chape : Feuille de métal recouvrant la partie supérieure du fourreau. La chape est complétée par la cuvette qui facilite l’introduction de la lame dans le fourreau. Elle sert également à suspendre l’arme, soit au baudrier, soit au ceinturon. A cet effet, la chape est munie, soit d’un bouton plus ou moins en olive brasé sur sa face, soit d’un piton dans lequel passe le premier anneau de bélière.

 

Colichemarde : Forme particulière de la lame de certaines épées, qui paraît vers la fin du règne de Louis XIV. Cette forme aurait été inventée par le comte de Koenisgmark dont le nom, par déformation, aurait donné « colichemarde ». La lame plate sur sa face, côté contre-garde, présente, sur sa face côté garde, une arrête en saillie. désaxée vers le dos. Cela détermine trois arrêtes et trois pans d’inégale importance. Relativement large au talon, la lame « colichemarde » diminue sensiblement entre 40 et 50 cm dudit talon par une brutale dénivellation dans les lignes de ses arrêtes. Elle se poursuit jusqu’à la pointe en une fine tige triangulaire extrêmement acérée. Cette lame est considérée comme excellente pour le combat du fait que, tout en étant rigide à sa base, elle possède, par sa finesse, une grande faculté de pénétration. Il a existé des lames « colichemardes » jusqu’à la Restauration.

 

Contre-garde : Partie de la garde qui protège le pouce. Le plus souvent constituée du second pontet ou d’une partie du plateau et de la pièce de pouce, quand celle-ci existe. La contre-garde est parfois complétée d’une ou de deux branches secondaires.

 

Coquille : Pièce inférieure de la monture dite « à la mousquetaire », composée d’une pièce métallique en forme de valve double, ouverte à plat. Elle est traversée en son centre par le passage de la soie. La coquille s’ajuste à l’extrémité inférieure de l’écusson des « pas d’ânes ». Elle protège la main des coups de pointe de l’adversaire.

 

Croisière : Partie de la monture des sabres à la « hussarde » ou des glaives. Située perpendiculairement à la fusée ou à la lame, elle tient lieu de garde. Dans les montures à la « hussarde », la croisière est prolongée vers l’avant et à l’angle droit par la branche principale de garde et forme le quillon de l’autre côté. La croisière est coupée en croix par les oreillons.

 

Dard : Partie métallique, plus ou moins en forme de lyre, protégeant l’extrémité de la bouterolle dans le cas où elle viendrait à frotter sur le sol. Le dard et parfois remplacé par un bouton en olive.

 

Dos : Le dos d’une lame est la partie opposée au tranchant. Une lame à double tranchant n’a pas de dos. Commençant au talon de la lame, le dos se termine plus ou moins près de la pointe. Le dos porte généralement les inscriptions indiquant le nom du fourbisseur de l’arme.

 

Epée : nom générique d’une arme blanche composée d’une lame droite et d’une monture variable.

 

Esponton : Ou anciennement “sponton”. Arme d’hast, synonyme de demi-pique, composée d’une hampe et d’un fer de lance plat, arrondi à sa base.

 

Filigrane : Fil de métal plus ou moins torsadé et plus ou moins complexe dans ses dispositions qui enveloppe en spirale la fusée. Les spires peuvent se toucher comme dans une bobine. La fusée est alors dite “filigranée”. Ces spires peuvent être aussi plus ou moins espacées sur une fusée elle-même recouverte de basane.

 

Flèche : Se dit de la distance maximale comprise entre le dos d’une lame courbe et la ligne imaginaire qui joint sa pointe à son talon. Plus la flèche est longue, plus la courbure de la lame est accentuée. Elle peut être très importante dans le cas des lames à la “hussarde” ou à “l’orientale”.

 

Fourreau : Etui en bois, en métal, en cuir ou en tissu où s’introduit la lame d’une épée ou d’un sabre. Le fourreau comporte diverses garnitures telles la chape, les bracelets ou encore la bouterolle. Certaines de ces garnitures servent à suspendre l’arme au côté.

 

Fourbisseur : Artisan spécialisé dans la fabrication et, éventuellement, le montage des armes blanches.

 

Fusée : Pièce de la monture, en métal ou en bois, traversée de part en part par la soie. La fusée est la partie que saisit la main. Enserrée à ses deux extrémités, par la garde à sa partie inférieure et par le pommeau ou la calotte à sa partie supérieure.

 

Garde : Pièce de la monture destinée à protéger la main tenant la fusée. La garde est composée de nombreuses parties, variables suivant le cas : pontat simple ou double, plateau, branche simple ou multiple, pièce de pouce, quillon simple ou double, pas d’âne avec ses branches et son écusson. Les pontats ou le plateau sont traversés par la soie à la place où celle-ci pénètre dans la fusée. Par ses branches, la garde est le plus souvent reliée au pommeau ou à la calotte.

 

Gouttière : Sorte de canal étroit et relativement profond, creusé à la meule sur une longueur variable dans les lames de sabre ou les lames plates des épées. Les gouttières, le plus souvent simples ou doubles, se situent en bordure du dos pour les lames de sabre et dans l’axe médian pour les lames d’épée. Dans les textes anciens, les gouttières sont parfois appelées “gorges d’évidement”.

 

Hampe : Pièce de bois en forme de bâton long de 1,50 m à 6 m, servant de manche à un fer d’hast auquel il s’ajuste par la douille et les attelles. Il se termine à son autre extrémité par un talon en fer ou sabot.

 

Jonc : Forme spéciale, de section circulaire, que prend le dos de certaines lames tardives réservées aux sabres d’officiers. Le jonc assure une grande rigidité à la lame qui, de ce fait, peut être fortement diminuée sur l’épaisseur. Le jonc est en saillie sur l’épaisseur et sur toute la longueur de la lame.

 

Lame : L’une des partie essentielles de la plupart des armes blanches. Bande ou tige en métal, de profil et de longueur variables, droite ou de courbure plus ou moins prononcée, acérée et tranchante sur tout ou partie de ses bords, nommés “tranchants”. La lame est solidement fixée à la monture par la soie qui est une partie de ladite lame.

 

Monture : Partie des armes blanches autres que les armes d’hast servant à saisir l’arme. Solidement fixée à la lame par la soie. La monture se décompose en plusieurs pièces : le pommeau ou la calotte, la fusée, la garde, les coquilles.

 

Oreillons : Petites bandes de métal de forme variable, ajustées sur la croisière et dont la moitié supérieure s’applique sur la fusée. La partie inférieure enserre la chape lorsque l’on met le sabre au fourreau. Les oreillons ont pour effet d’empêcher la lame de battre dans le fourreau.

 

Pas d’âne : Partie de la garde des montures dites “à la mousquetaire” dont ils constituent la particularité. Les “pas d’âne” se situent entre : d’une part la fusée, la branche de garde et le quillon; d’autre part par les coquilles situées en-dessous. Les “pas d’âne” sont constitués de l’écusson traversé par la soie et de deux branches de pas d’âne. Ces dernières sont de petites antennes courbes ou roulées sur elles-mêmes. Elles se détachent de la branche de la garde et du quillon, de part et d’autre de l’écusson. Elles se terminent au niveau des coquilles sans y être reliées. Ces branches définissent deux espaces presque circulaires où s’engage, en principe, l’extrémité des deux premiers doigts quand l’épée est tenue en position de combat.

 

Plateau ou plateau de garde : Partie aplatie de la garde traversée par la soie à l’emplacement de la fusée. Le plateau de garde remplace les pontats dans les armes à calotte. Du plateau se détache, vers l’avant, de la branche principale de garde qui le relie à la calotte. Le plateau reçoit également les branches secondaires de la garde et, par un léger rétrécissement vers l’arrière, constitue le quillon. Le plateau a pour effet de protéger la main des coups de pointe de l’adversaire.

 

Poignée : Terme qui, dans les textes anciens, est le plus souvent utilisé à la place de “monture”.

 

Pommeau : Pièce supérieure de la monture qui termine et surmonte la fusée. Le pommeau est traversé par la soie et reçoit la rivure de celle-ci sur le bouton ménagé à cet effet. Le pommeau s’appuie sur la fusée et reçoit, dans de petites cavité ménagées à cet effet, les crochets terminaux de la branche (ou des branches) de la garde. Primitivement de forme sphérique ou ovoïde, le pommeau affecte par la suite des formes variées.

 

Pontat : Partie de la garde protégeant la main des coups de pointe de l’adversaire. Il s’agit d’une feuille de métal perpendiculaire à l’axe de la lame et se situant à la naissance de la soie, entre la lame et la fusée.

 

Quillon : Partie de la garde prolongeant vers l’arrière la branche principale de garde, après le trou laissé pour le passage de la soie. Le quillon, plus ou moins long, se recourbe généralement vers la pointe de l’arme.

 

Rivure : Extrémité de la soie rivée au marteau et à chaud sur le bouton de rivure. La rivure a pour effet de fixer ensemble les différentes pièces de la monture et de rendre la lame solidaire de l’ensemble. La rivure est à examiner de très près lors de l’acquisition d’une arme blanche de manière à s’assurer de l’ancienneté du montage de la pièce.

 

Sabre : Nom générique d’une arme blanche composée d’une lame droite ou de courbure variable et de différentes montures. La lame est toujours plate, comportant un dos et un tranchant et permettant à la fois l’escrime d’estoc (ou de pointe) et l’escrime de taille.

 

Soie : Extrémité de la lame fortement rétrécie, commençant au talon, traversant toutes les pièces de la monture et rivée à son extrémité supérieure sur le bouton de rivure. La soie a pour rôle d’assujettir fortement la lame à la monture et les pièces de la monture entre elles.

 

Talon : Partie la plus large de la lame qui touche à la monture et lui sert de point d’appui. Le talon peut occuper sur la lame un espace de quelques millimètres à cinq ou six centimètres.

 

Virole : Bague, soit en métal, soit en fil de métal tressé. Elle se situe à chaque extrémité de la fusée et à pour effet de retenir le filigrane.

 

Source : www.abnapoleon.be

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